Les lichens, reconnus comme témoins vivants des pollutions de l'air par l'APPA

Les lichens, reconnus comme témoins vivants des pollutions de l'air par l'APPA

A quels types de polluants sont exposées les populations des territoires industrialo-portuaires ? Comment ces polluants se répartissent sur un territoire ? Quels sont leurs effets ? C'est pour répondre à ces questions que l'Institut Ecocitoyen a mis en place un dispositif de biosurveillance de la qualité de l'air par les lichens dès 2011 sur les territoires d'Istres Ouest Provence, du Pays de Martigues et du Pays de Salon. Ces 4 ans d'observations, de prélèvements et d'analyses ont permis de construire une méthode de suivi environnemental innovante et d'acquérir des données inédites à cette échelle sur l'effet de la pollution de l'air sur le vivant. Aujourd'hui, la revue scientifique « Pollution Atmosphérique », éditée par l'APPA, publie ces résultats et confirme la valeur de la biosurveillance en complément des mesures réglementaires de suivi de la qualité de l'air. Cet article présente les atteintes à la biodiversité lichénique et les hausses de contaminations des lichens à proximité des grands centres industriels, et montre comment le réseau de biosurveillance permet d'établir une cartographie territoriale des expositions des populations aux polluants atmosphériques.

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Quand les arbres témoignent de l'histoire des pollutions

Quand les arbres témoignent de l'histoire des pollutions

Les arbres sont des témoins privilégiés de l'histoire environnementale d'un milieu. La croissance du tronc entraîne la formation de cernes, anatomiquement distinctes, qui séquestrent des éléments chimiques accumulés via la voie foliaire et racinaire. L'institut en partenariat avec le laboratoire Chrono Environnement de l'Université de Bourgogne Franche-Comté vient de lancer une étude dendrochimique qui consiste à réaliser un carottage dans les troncs des arbres âgés. L'analyse de ces carottes permet de dater et d'identifier les anomalies de composition chimique. En révélant l'évolution des niveaux de pollution de l'air sur le territoire du Golfe de Fos depuis la création de la ZIP, les résultats permettront de préciser l'histoire de l'influence industrialo-portuaire sur la qualité de l'environnement. Ainsi l'étude évaluera, d'une part, l'exposition aux retombées atmosphériques de la commune de Fos-sur-Mer au cours du temps et, d'autre part, renseignera sur l'efficacité des investissements en matière de réduction des émissions industrielles, urbaines et routières. Les résultats seront connus au mois de juin.

 

 

Rejets de chlore dans le Golfe : une étude reconnue

Rejets de chlore dans le Golfe : une étude reconnue

Dès 2012, l'IECP s'est penché sur la question des contaminations du Golfe. La première étape a consisté en une étude de bio-imprégnation des Congres. Les résultats de cette première campagne, joints aux interrogations des usagers du Golfe de Fos, ont conduit les équipes scientifiques de l'IECP à pousser leurs investigations en réalisant une étude des sous-produits de chloration dans les eaux du Golfe. Les résultats de cette étude viennent d'être publiés dans "Science of the Total Environnement", une revue scientifique de rang A.

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Nos études

Cette étude vise à évaluer, à partir de mesures d'indicateurs biologiques dans le sang et les urines, si la population vivant à Fos-sur-Mer présente des niveaux d'imprégnation significativement différents aux polluants anthropiques par rapport à un groupe témoin, tout en tenant compte des facteurs de confusion potentiels.
Pour la première fois, les contaminations historiques du territoire vont être étudiées à travers la mesure des polluants métalliques stockés dans les cernes des arbres. L'approche dendrochimique va en effet être testée pour la première fois à Fos-sur-Mer, pour les pollutions atmosphériques grâce à un partenariat avec le laboratoire Chrono-Environnement de l'Université de Besançon.
Pour savoir comment se répartissent les polluants atmosphériques sur de vastes territoires et mesurer leurs effets sur le vivant, l'Institut réalise régulièrement des relevés de flore lichénique et des prélèvements de thalles de Xanthoria parietina. L'analyse de 17 métaux et métalloïdes, 16 HAP et les dioxines et furanes (PCDD/F) de la liste OMS, permet de mesurer la bioaccumulation des polluants.
Les territoires industriels sont marqués de façon spécifique par des épisodes intenses en particules ultrafines, sans que leur suivi soit imposé par la règlementation. Afin de mieux comprendre ce type de pollution, l'étude SULTTAN réalise la mesure de la taille et du nombre de PM1 pour obtenir une donnée représentative de la quantité de particules les plus dangereuses pour la santé.
Cette étude vise à évaluer les teneurs naturelles en Eléments Traces Métalliques et Métalloïdes (ETMM) et leur comportement dans le sol. Pour mener cette étude, 30 sites, représentatifs des 7 occupations de sols prédominantes dans la région, ont été échantillonnés. Des analyses en ETMM ont ét? réalisées dans tous les horizons de sol identifiés ainsi que des mesures des principaux paramétres physico-chimiques.